Une nouvelle passion

Un « Tour du monde » ornithologique au cœur de l’Ain

En septembre 2018, je suis partie au cœur de l’Ain, à Villars-les-Dombes, pour découvrir l’une des plus remarquables réserves ornithologique et botanique d’Europe. Malgré l’affluence de visiteurs, ce site vaut une visite pour le dépaysement, la découverte d’une multitude d’oiseaux vivants dans des grands espaces de vie adaptés et aménagés à l’image de leurs milieux naturels (ce site participe aux programmes pour la sauvegarde et la réintroduction des espèces menacées).

Carnet_Parc_Oiseaux (1)

Je plonge rapidement à la découverte de ces espaces pour une rencontre avec le calaos à casque rouge, le gouras d’Océanie (magnifique !), le paon majestueux ou encore les serpentaires.

Quelques détails d’oiseaux qui m’ont fascinés – d’autres extraits du carnet à suivre….

Technique : crayon, aquarelle sur papier grain torchon 300 gr – Carnet accordéon Sennelier 

L’Ibis chauve en voie d’extinction

Au premier regard, je n’ai pas osé m’approcher de cet oiseau, peut-être dû à son long bec fin et incurvé… Et en l’observant un moment, j’ai pris plaisir à le contempler pour le « croquer » avec son bec, me faisant penser aux masques de la « commedia dell’arte ».  Il est appelé Ibis chauve pour sa calvitie, son corps est recouvert de longues plumes noires, avec quelques reflets jouant entre les teintes de bleu, de vert et de petites touches rouge-rosé. Cet oiseau est déclaré en « danger critique d’extinction » et plusieurs plans d’action d’ONG et de programmes de conservation sont mis en place en Afrique du Nord et au Moyen-Orient dans le but de préserver les colonies existantes et de réussir à créer de nouvelles…

Atelier « Maîtriser le portrait »

J’ai pu participer à un atelier donné par Marie Stricher, carnettiste lyonnaise, pour connaître/revoir les bases pour réussir un portrait. Savoir observer (le maître-mot) son sujet et essayer de distinguer tous les détails importants du visage (forme des yeux, implantation du cheveux, signes particuliers du visage, les zones d’ombre et de lumière, etc…) pour ainsi saisir au plus juste son modèle. Une journée riche en partage, en conseils, en exercices !

Un exercice à 4 !

D’après une photographie découpée en 4 morceaux, chacune a gardé un morceaux et l’a redessiné, choisissant sa propre technique et le résultat est étonnant ! Un chouette travail collectif et amusant.

J’ai eu même le droit (un plaisir !) à mon portrait réalisé par Marie en aquarelle (en démo) !

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Année 2018, riche en couleur !

Une année 2018 particulièrement colorée et créative, riche en rencontres et j’espère de beaux voyages, de belles découvertes à venir pour embellir quelques carnets encore vierges !

Je profite avec cette carte composée de mes derniers croquis pour vous souhaiter de très belles fêtes de fin d’année ! 

Carte1

A bientôt

Chefchaouen ou Chaouen

Les quelques kilomètres parcourus depuis Tanger, pour se rendre à Chefchaouen, nous ont transporté dans un environnement verdoyant, sauvage, traversant quelques villages, croisant les regards des habitants où l’envie était juste d’arrêter le temps pour se fondre dans ce paysage si paisible, loin des foules, prendre un thé à la menthe en compagnie des locaux, divaguer dans les champs au milieu des élevages de moutons et des chèvres…

Chefchaouen ou Chaouen de son petit nom – située au nord du Maroc, à flanc de montagne – est une ville lumineuse et attirante par sa teinte si bleutée et ses façades de maison blanchies à la chaux. On ressent véritablement une quiétude, une atmosphère très agréable dans cette petite ville.

Pourquoi un bleu si intense ? Deux versions pour l’expliquer existent aujourd’hui. La première, la ville aurait été peinte en bleu car les réfugiés juifs qui ont vécu là au début du XXè siècle souhaitaient rappeler le bleu du ciel et du paradis. Et la deuxième explication serait que les femmes de Chefchaouen ont voulu redynamiser la ville il y a 20 ans et la rendre plus attractive. Au final qu’importe la raison. C’est juste un plaisir pour les yeux de découvrir cette ville perchée, de déambuler dans ses ruelles pour voir la vie en bleu et tapissées par endroit d’objets artisanaux de multiples couleurs.

Immersion dans les tanneries de Fès

Un lieu incontournable à découvrir.

A Fès, les rues sont vibrantes d’activités et les tanneries enivrantes d’odeurs multiples, plus ou moins fortes selon la chaleur et de couleurs ! A l’entrée d’une des tanneries, nous sommes accueillis par un gardien qui nous offre quelques feuilles de menthe pour les mettre sous notre nez pour atténuer ces odeurs.

La tannerie est l’une des activités les plus importantes dans l’artisanat traditionnel marocain. Le Maroc est un grand pays d’élevage et doté de forêts qui fournissent aux artisans certains produits tannants et les colorants obtenus à partir de pigments naturels présents dans la fleur de pavot, l’indigo, le safran, la menthe, etc…

Tanneur_MarocTanneries_Fès_Maroc

Les tanneurs plongent les peaux préparées et nettoyées, au préalable, dans des bains d’acides, de chaux et d’excréments de pigeons. Puis, ils versent la teinture sur les peaux, les frottent pour la faire pénétrer et les étendent sur la paille au soleil. Ces matières teintées sont ensuite utilisées par le maroquinier qui embellira les reliures de livres et confectionnera de beaux objets en cuir.

On ne peut qu’admirer véritablement leur savoir-faire et leur technique ancestrale. Et en même temps, on ne peut ignorer que le métier de tanneur est, et restera, un travail difficile, pénible… et toxique (car les tanins utilisés aujourd’hui sont chimiques et non naturels comme autrefois) pour l’homme et son environnement…