Dessins d’atelier lors d’un printemps confiné

Un printemps 2020 inédit… Tous confinés chez soi…

Un quotidien si bouleversé dans lequel certains ont vu leur vie ralentir, trop ralentir, obligé de revenir à l’essentiel et d’autres à voir leurs journées s’accélérer, sans répit…

Un quotidien improbable qui nous a donné un élément qui nous manque souvent aujourd’hui : le temps.

Alors pourquoi ne pas en profiter ! Malgré la limite donnée par les murs de nos habitations, de nos clôtures de jardin… ce fut une occasion bénéfique pour penser à soi, donner parfois plus de sens à son quotidien, réfléchir, apprécier le silence, (ré)écouter les sons et cris d’oiseaux, redécouvrir ce qui nous entoure, prendre le temps pour réaliser et/ou créer sans deadline ou sans rester accroché à un planning.

J’ai donc pris ce temps précieux pour m’évader depuis chez moi, par l’esprit et grâce au dessin, en réalisant une série animalière, une ribambelle d’animaux rencontrée lors des voyages (d’après photos et mes carnets) : des volants, des grimpants, des rampants… Un régal de revoyager à travers les souvenirs indélébiles et ancrés sur papier en attendant une possible escapade plus réelle et lointaine.

Le premier de la série : le « Motmot à tête bleue » d’Equateur / Technique : aquarelle, encre et crayons.

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Suivi de l’iguane des Îles Galapagos et celui de Colombie, que j’ai adoré observer pendant des heures / Technique : aquarelle, encre, collage, linogravure et crayons sur papier 100 % coton.

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Toucan de Colombie et la tortue de mer rencontrée lors d’une plongée aux Galapagos. Technique : aquarelle, encre de chine et crayons sur papier 100 % coton.

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Et puis vint un déconfinement tout en douceur pour ma part… marqué par la joyeuse rencontre d’une salamandre lors d’une ballade à deux pas de chez moi, dans un endroit appelé le « Bout du monde » tout près de Chambéry.

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Technique : aquarelle, encre de chine sur papier 100 % coton.

 

 

 

Nouveau RDV chambérien dès le 29 février 2020 !

Un nouveau rendez-vous pour une nouvelle exposition présentant quelques extraits de mes carnets de voyage, de dessins uniques et originaux.

L’exposition aura lieu du 29 février au 21 mars 2020, au Bruit Qui Court – café/restaurant à Chambéry, un lieu de rencontre et d’échanges, d’expressions culturelles et artistiques ouvert à tous, où rayonne la convivialité et qui dégage une atmosphère invitant déjà au voyage !

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Je vous invite pour un moment de rencontre et d’échanges autour du carnet de voyage, et afin de vous laisser découvrir et feuilleter (exceptionnellement !!!) quelques carnets originaux le samedi 29 février de 19h à 21h !

Au plaisir de vous y croiser !

 

Bruit Qui Court– 87, rue Sainte Rose – 73000 – Chambéry

Horaires d’ouverture : Lundi et Mardi : 12h à 14h / du Mercredi au Vendredi : 12h-14h / 18h-01h / Samedi : 18h à 01h

 

 

 

 

Portrait de femme – Tribu Red Dzao

En travail d’atelier, je continue à m’évader du côté du continent asiatique (je crois qu’il m’appelle d’ailleurs 🙂 !) et à m’exercer sur le portrait de femme, de la tribu Red Dzao du village de Ta Phin à Sa Pa, au Nord-Ouest du Vietnam.

Le village de Ta Phin est habité par des membres de la tribu des Red Dzao, aux tenues traditionnelles majoritairement rouges, brodés de pièces métalliques, de perles, de pompons. Les femmes Dzao portent un foulard ou une imposante coiffe rouge ornée de vieilles pièces d’argent, de grelots. Certaines se rasent les sourcils ainsi que leurs cheveux sur leurs tempes de manière à ce que rien ne dépassent de leur coiffure.

Bien plus qu’un accessoire esthétique, la coiffe permet d’identifier rapidement l’ethnie et révèle sa richesse. Plus elle est grande, plus sa fortune est importante.

J’aime depuis toujours apporter de la matière dans mes réalisations, composer avec différents papiers texturés, en rajoutant même des chutes ou des tests manqués d’impression d’anciennes gravures sur métal, faites il y a quelques années.

Technique mixte : acrylique, aquarelle, pierre noire, collage, papier kraft à motif, papier pour gravure Fabriano.

 

Carnet Maroc

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Quelques extraits

Un périple d’une semaine dans le nord du Maroc, au coeur de la ville de Khémisset puis découverte de Meknès, Fès, Rabat, Tanger et Chefchaouen.

{Les bois sculptés et peints : le zouak}

En flanant dans les ruelles, se faufilant dans des passages, on découvre des merveilles de l’artisanat marocain. Ces bois sculptés et peints présentent toute une richesse de leur travail. Je reste en admiration devant ces créations minutieuses, de formes géométriques et qui en font un art à part entière. Un régal pour les yeux. Ces oeuvres décorent les mosquées (particulièrement les portes), les monuments et les belles demeures.

{La plage de Tanger}

Carnet Plage Tanger

 

Immersion dans les tanneries de Fès

Un lieu incontournable à découvrir.

A Fès, les rues sont vibrantes d’activités et les tanneries enivrantes d’odeurs multiples, plus ou moins fortes selon la chaleur et de couleurs ! A l’entrée d’une des tanneries, nous sommes accueillis par un gardien qui nous offre quelques feuilles de menthe pour les mettre sous notre nez pour atténuer ces odeurs.

La tannerie est l’une des activités les plus importantes dans l’artisanat traditionnel marocain. Le Maroc est un grand pays d’élevage et doté de forêts qui fournissent aux artisans certains produits tannants et les colorants obtenus à partir de pigments naturels présents dans la fleur de pavot, l’indigo, le safran, la menthe, etc…

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Les tanneurs plongent les peaux préparées et nettoyées, au préalable, dans des bains d’acides, de chaux et d’excréments de pigeons. Puis, ils versent la teinture sur les peaux, les frottent pour la faire pénétrer et les étendent sur la paille au soleil. Ces matières teintées sont ensuite utilisées par le maroquinier qui embellira les reliures de livres et confectionnera de beaux objets en cuir.

On ne peut qu’admirer véritablement leur savoir-faire et leur technique ancestrale. Et en même temps, on ne peut ignorer que le métier de tanneur est, et restera, un travail difficile, pénible… et toxique (car les tanins utilisés aujourd’hui sont chimiques et non naturels comme autrefois) pour l’homme et son environnement…

Islande

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Eté 2016, mon tout premier carnet dans lequel l’écrit prédomine au croquis.

J’ai pu trouver une place pour mon petit carnet et une petite boite d’aquarelle (l’aquarelle, une 1ère pour moi !) dans mon sac à dos, entre mes vêtements, le duvet, la tente, la popote et mes vivres me permettant de rester en autonomie durant les randonnées de plusieurs jours. La marche libère l’esprit de toute pollution, nous plonge dans la réflexion sur soi-même, sur le monde, nous aide à prendre du recul et à (ré) apprendre à observer, nous offre un bien-être, un retour à l’essentiel…. Ce voyage m’a impulsé l’envie d’écrire, d’inscrire et de collecter tous les souvenirs dans ce premier carnet…

Quelques extraits

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{ Au Chili } Et les premiers coups de crayon….

{ En Bolivie } Et immersion dans la jungle bolivienne…

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{ Au Pérou }

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{ En Equateur & aux îles Galapagos }

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Une semaine passée aux Îles Galapagos fut une chance de pouvoir observer autant la vie terrestre que marine, qui sont exceptionnelles de part leur diversité, leur singularité et le fait, que l’on puisse s’approcher des animaux sans qu’ils partent en courant, en rampant, en volant, en nageant, en sautant, en s’enfouissant… J’ai pu m’essayer au dessin sous l’eau lors d’une plongée et quel exercice difficile ! D’une part dû au courant qui perturbe notre stabilité, et d’autre part, dû aux émotions ressenties, nageant tout près de tortues de mer et de requins à pointe blanche, moments magiques qui rendent difficile la tenue du crayon !

{ En Colombie }

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A Barichara se trouve un atelier de fabrication de papier fait main, « la Fondation San Lorenzo ». Etant une mordue du papier, je fais une petite visite de cet atelier pour voir le processus de fabrication. Ils utilisent essentiellement les fibres de la plante « Fique » pour récolter la matière, après les avoir bouillies, macérées, défibrées.. La matière récoltée sera ensuite séchée sur une plaque et ainsi deviendra la feuille de papier. Une odeur de pâte à mâcher envahie l’atelier, s’en est même agréable. Ils présentent aussi quelques papiers teintés à partir de fleurs et faits par leur soin. Même avec déjà un nombre de papiers et de carnets dans mon sac, je n’ai pas pu m’empêcher de ressortir avec quelques trésors supplémentaires sur lesquels j’ai testé le dessin au crayon.

Plus d’infos sur la Fondation San Lorenzo : https://fundacionsanlorenzo.wordpress.com/artistas-invitados/el-taller-de-papel/