Les frailejones du páramo d’Ocetá à Mongui – Région de Boyaca – Colombie

En ce moment, je retourne dans mon addiction pour le dessin à l’encre de chine. Travailler le noir et blanc avec une encre profondément noire, jongler entre les épaisseurs de pinceaux « petit gris » ou de feutres, me plonge dans une forme de méditation.

Je garde un très beau souvenir d’une ballade dans le páramo d’Ocetá – découvert grâce à une amie colombienne – un petit joyau naturel (apparemment un des plus beaux de Colombie), hors des sentiers battus.

Qu’est-ce que le páramo ?

Le páramo est un biotope (un lieu de vie propice au développement de certaines espèces) très très souvent humide…. qui est le royaume des lichens et qui favorise une vaste variété de graminacées, de frailejones.

Encre de chine / Format 20 cm x 20 cm

Les plateaux et flancs de montagne sont tapissés d’une multitude de « frailejones » (ou espeletia). « Frailejones » est une plante emblématique qui rend le paysage colombien magique et unique. Une plante, endémique des Andes, ressemblant à un palmier raccourci coiffé de feuilles de velours de teinte vert-gris.

Et comme tout páramo qui se respecte, celui-ci nous a également gratifié d’un peu de pluie pour bien faire comprendre pourquoi c’est une prairie humide…

Mais c’est un site d’une beauté incroyable offrant une végétation riche hors du commun, vierge de toute pollution humaine et qui nous emmène dans un voyage hors du temps.

Quelques extraits

Cliquez sur les images pour les voir en plus grand

{ Au Chili } Et les premiers coups de crayon….

{ En Bolivie } Et immersion dans la jungle bolivienne…

DSC_0265

{ Au Pérou }

DSC_0272

{ En Equateur & aux îles Galapagos }

DSC_0276

Une semaine passée aux Îles Galapagos fut une chance de pouvoir observer autant la vie terrestre que marine, qui sont exceptionnelles de part leur diversité, leur singularité et le fait, que l’on puisse s’approcher des animaux sans qu’ils partent en courant, en rampant, en volant, en nageant, en sautant, en s’enfouissant… J’ai pu m’essayer au dessin sous l’eau lors d’une plongée et quel exercice difficile ! D’une part dû au courant qui perturbe notre stabilité, et d’autre part, dû aux émotions ressenties, nageant tout près de tortues de mer et de requins à pointe blanche, moments magiques qui rendent difficile la tenue du crayon !

{ En Colombie }

DSC_0294

A Barichara se trouve un atelier de fabrication de papier fait main, « la Fondation San Lorenzo ». Etant une mordue du papier, je fais une petite visite de cet atelier pour voir le processus de fabrication. Ils utilisent essentiellement les fibres de la plante « Fique » pour récolter la matière, après les avoir bouillies, macérées, défibrées.. La matière récoltée sera ensuite séchée sur une plaque et ainsi deviendra la feuille de papier. Une odeur de pâte à mâcher envahie l’atelier, s’en est même agréable. Ils présentent aussi quelques papiers teintés à partir de fleurs et faits par leur soin. Même avec déjà un nombre de papiers et de carnets dans mon sac, je n’ai pas pu m’empêcher de ressortir avec quelques trésors supplémentaires sur lesquels j’ai testé le dessin au crayon.

Plus d’infos sur la Fondation San Lorenzo : https://fundacionsanlorenzo.wordpress.com/artistas-invitados/el-taller-de-papel/